Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 09:24
- Par Pierre Ankh

La censure au nom de la protection et du respect du peuple Juif continue. Après avoir réussi à faire retirer l'écrivain Céline des célébrations nationales, voilà que le CRIF persiste et signe de nouveau en sabotant une conférence à Normale Sup' sur le boycott contre Israel.

 

Mais tout le monde est-il au courant des circonstances et répercutions de cette censure ?

Il est certain que non car les médias, et en particulier la presse, ont collaboré par leur silence au bayonnage en règle de plusieurs personnalités venues exprimer leur point de vue.

 

Mais si personne n'en parle, on peut compter sur le net pour creuser le sujet. C'est notamment le cas d'Acrimed qui nous offre un passionant article qui détaille le processus de mise en place de cette censure et les dangers que pointent cet évènement que l'on tente de faire passer pour un fait divers.

 

http://www.acrimed.org/article3522.html

 

 

Lobby juif, pouvoir du CRIF, atteinte à la liberté d'expression, scandale médiatique ? Beaucoup de questions sont soulevées ici mais il est toutefois clair que tout cela nous invite à rester vigilant et à ne pas laisser le spectre du passé nous empêcher de voir et penser l'avenir !

 

Israel est aujourd'hui un pays dangereux qui mène une politique en opposition totale aux Droits de l'Homme et laissant dans une misère insoutenable des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants.

 

Mais personne n'ose rien dire, aucun gouvernement ne semble avoir le cran de défier l'Israel. Sa diaspora forte influente veille à protéger ses intérêts et menace d'antisémitisme quiconque tentera la moindre critique. Cette épée de Damoclès fait taire, sans besoin d'autre chose, toute tentative de débat, réflexion sur la situation au Proche-Orient.

 

Cette situation est intenable. La peur et le poliquement correct musellent la liberté d'expression et d'opinion. Il faut que cela cesse.

Publié dans : Actualité
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Commentaires

Je n'ai aucun mérite je suis spécialiste de sécurité, ma maitrise de Stanford porte sur la Sécurité globale et étant réserviste à l'époque, j'ai naturellement été appelé sous les drapeaux. Je suis major de la marine américaine, j'ai servi sur l'USS Enterprise pendant deux ans entre 2005 et 2007, de la je ne tire que la fierté d'avoir servi mon pays. En effet, je peux comprendre votre étonnement, je serai vous je ne me croirai pas. Sur l'explication de ma présence sur votre site, c'est très simple, je recherchais les analyses faites sur le livre de Hessel et le nom de votre blog est apparu, pour le reste ce n'est que du hasard! Sur le reste, je n'y reviens pas, nous n'avons tout simplement pas les mêmes codes culturels, j'ai été trop nourri par le républicanisme américain et vous par le scepticisme français. Au dela de nos querelles sémantiques, je tiens quand même à vous féliciter pour vos références et votre capacité à défendre vos idées, la France a besoin d'hommes comme vous. Si vous acceptez un dernier conseil, je vous encouragerai à faire un doctorat car, et je pense que nous serons d'accord, il vaut mieux être ce que j'appellerai " un clochard céleste" qu'un "trader cocaïnomane".
Quant à Poutine, je tiens juste à préciser que le peuple russe à toujours été dans la misère mais que celle plus récente, outre le choc de la chute de l'USSR ( URSS ? J'ai un doute tout à coup vous me pardonnerez ) est du à l'activisme de Boris Eltsine. Que Poutine soit un autocrate, il ne fait guerre de doute mais reconnaissons lui tout de même une amélioration notable de la situation depuis 2000, même au point de vue social. Quant à la référence au mâle dominant, hélas elle est purement scientifique et ne souffre aucune contestation, je suis un thésard je vérifie mes sources. Cependant, je ne justifie par la aucune théorie racialiste, ni même scientiste comme un Gobineau pouvait le faire. De plus, réussir au plus haut niveau ne garantit pas d'être un dominant ( je prendrai l'exemple d'un Hollande ou d'un Bertrand pour vous en convaincre). Pour finir, votre haine du chef d'entreprise est honnête dans un monde libéral, mais vous savez que pour changer cela il faudra détruire le système et donc entrainer, outre des millions de morts, la chute des principaux réseaux mondiaux. Mon pays dirigeant ce réseau, nous nous retrouverons peut être un jour en chair et en os pour nous opposer différemment ( n'y voyez aucune violence ou menace, le ton solennel est fortuit).
Commentaire n°1 posté par Eric le 08/03/2011 à 22h21
C'est décidément très plaisant de vous lire! Cela devient même comique car décidément vous ne saisissez pas un traître mot de mon discours, qui je vous l'accorde, est écrit d'une traite sans vous relire en détail mais ne m'en veuillez pas. J'ai bien aimé votre passage sur Machiavel mais je pense que votre professeur a oublié dans son cours de vous donner la définition de la République machiavélienne qui est, hélas pour vous, une oligarchie dans les faits. Relisez plutot Eisenstadt, Heidegger ou même les 14 points du Président Wilson, vous verrez que votre rhétorique institutionnelle libérale est bien trop proche des courants néo-réalistes et du constructivisme de Wendt pour ne serait-ce qu'envisager ce que vous pronez. Quant à la politique, elle est l'art le plus noble, c'est Aristote qui le dit ( burned black est parfois meilleur que réchauffé) et toute science à un niveau élevé y amène. Ensuite, vous défendez bien vos professeurs ( ou vos études ça dépend) mais dans un contexte de globalisation, ce sont mes arguments qui tiennent lieu de vérité et avoir tort socialement vaudra toujours moins qu'avoir raison juridiquement, c'est la République qui le dit. De plus, un énarque est certes biologiquement égal à un ouvrier ( voir plus faible) mais la génétique est hélas la seule règle dans ce monde. Tous les décideurs du monde sont des descendants de mâles dominants, du chef syndicaliste au Roi, alors vous pouvez vouloir l'égalité mais si la nature refuse, pour l'instant ça s'arrête la...De plus, trouvez vous un chihuahua égal à un rottweiler ? une rose égale à une jonquille ? alors pourquoi voulez vous qu'un vagabond soit égal à un ministre ? Par humanisme certainement, "trop bon, trop con...", l'homme n'est pas bon en soi. Certains laisse Versailles ou Sun Zi, d'autres laisse Jean Paul Sartre ou les cités de banlieue... Certes, les libertés ont considérablement avancé grâce ( à cause) de la République, vous savez en réaction plus qu'en action... Je ne suis d'ailleurs pas monarchiste, juste pour l'efficacité. Les Etats-Unis sont la plus belle des nations modernes, vous les trouvez impérialistes ? Bien sur, mais mieux vaut l'impérialisme que l'anonymat... Le monde est un lieu anarchique ou la violence entre les hommes n'est empeche que par une violence entre états, vous voulez la supprimer alors preparez vous au retour de la faide et au néo-féodalisme! La violence ne se supprime pas, elle ne s'endigue pas, 'rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme' méditez...L'utilisation des peuples est le seul moyen que vous puissiez aller étudier ou au cinéma, vous êtes du bon côté grâce à ça. Alors pour en revenir au sujet principal, vous pouvez choisir ( et retenez ce mot) de jeter la pierre à Israël et d'encenser le pseudo-peuple palestinien ( qui n'a jamais existé par ailleurs...) mais comment faites vous dès lors pour soutenir Robespierre en rejetant Staline, ou encore en encensant De Gaulle et en rejetant Poutine ? Le monde est relatif, Israël a gagné sa place. Vous soutenez les peuples, vous ne voulez plus de la Sécurité sociale donc car tout est lié... Rentrez dans les ordres votre logique sera faite loi. Arretez de lire ou de recracher, allez voir sur place à Gaza ou en Irak ( ou j'ai combattu étant à moitié américain) ces gens que vous aimez tant...
Commentaire n°2 posté par Eric le 08/03/2011 à 14h04

Tout d'abord je suis très honoré que quelqu'un de votre envergure avec un aussi bon cv scolaire qui en plus à fait l'Irak et arpenter Gaza viennent sur ce blog enfoui dans les limbes du net. Je ne voudrais pas remettre en cause ce que vous dites, j'ai la confiance facile, je trouve juste cela fascinant et en même temps surprenant.

Pour en finir avec Machiavel, il est clair que sa vision de la République est lié à son époque et influencé par les républiques de Florence et de Venise mais quand il dit : "je conclus donc contre l'opinion commune qui veut que le peuple, lorsqu'il domine, soit léger, inconstant, ingrat; et je soutiens que ces défauts ne sont pas plus le fait des peuples que celui des princes" il parle bien du peuple (là aussi la notion de peuple est lié à l'époque et exclut les "non-citoyens" comme à Rome ou Athènes) et non d'une oligarchie telle que vous semblez le dire.

En tout cas j'espère que quand vous dites que "tous les décideurs du monde sont des descendants de mâles dominants" ce n'est qu'une simple métaphore car sinon, si je ne peux remettre en cause votre connaissance en science politique ou philosophique, votre savoir en biologie évolutive et comportementale semble bien primitive et votre analyse sent cette fois le réchauffé.

Ceux qui dirigent actuellement sont de loins les moins aptes car il ne pense qu'à l'intérêt individuel. Il suffit de voir les dirigeants des grandes multinationales. Un mâle dominant protège sa meute, son troupeau et veille à subvenir à ses besoins (étant des primates, je parle ici des primates, n'aller pas me parler des Gnous ou des lions), même aux plus faibles. Que fait un PDG ? Il pense à maximiser ses profits et regarde ses comptes en banque augmenter. Combien de gens sont morts pour qu'1% de la population de la planète soit encore plus riche ? Plusieurs miliers (pour enrichir les patrons de Total, Monsanto et autre Nestlé). Selon quels critères pouvez vous affirmer que la vie de Bill Gates vaut plus que la vie de n'importe quel travailleur africain ? De quel droit pouvez-vous l'affirmer ?

Ce que je veux c'est la justice entendu comme le défini Rawls ou Amartya Sen c'est à dire comme équité. Nous ne sommes pas égaux mais comme je vous l'ai dit la nature ne fait pas de différence et la taille du cv, du compte en banque ou la fonction n'empêchera jamais de se casser un jambe ou de mourir d'un infarctus. Partant de là, il n'y a aucune justification, aucune excuse pour décimer un peuple, le faire souffrir gratuitement et ne pas se soucier des vies humaines, surtout si le rapport de force est disproportionné. Evoquer une quelconque raison d'Etat aux crimes et injustices commises permet de cacher une recherche d'intérêt personnel car si une raison d'Etat fait couler autant de sang, c'est que c'est une mauvaise raison.

 

Pas besoin d'aller à Gaza ou en Irak pour savoir ce qu'il se passe et être certain que vous avez tord. Si cette oligarchie que vous encensez tant était aussi compétente et utile que vous le dites, il n'y aurai pas autant de pauvreté dans le monde, il n'y aura pas autant de guerres inutiles, sacrifiant des miliers de vie pour l'intéret d'une dizaine de personnes déjà plein aux as. Vous vous complaisez à croire que l'Homme est un loup pour l'homme mais il n'y a pas de nature humaine, Sartre l'explique parfaitement. Chacun est libre d'être ce qu'il choisi de l'être et ceux qui sont prêt à sacrifier père et mère pour avancer sont ceux qui sont dangereux pour l'espèce humaine et freine son développement.

Je n'aime ni Robespierre ni Staline mais je préfère De Gaulle à Poutine. Il suffit de comparer les bilans des deux et voir la misère du peuple russe et la réussite de la France Gaullienne tant au niveau économique que social. Comparez ce qui est comparable.

Réponse de Pierre Ankh le 08/03/2011 à 16h22
Si vous êtes attristé, je suis moi même desespéré tant vous ne semblez pas coimprendre mes propos.
Tout d'abord, oui votre rhétorique est scolaire mais c'est normal, je pense que vous avez l'âge de vos erreurs, ce n'était pas une critique. Ensuite quand je dis réchauffé, je parle de la mise en contexte de vos idées car elles me rappelle mes années d'études, pas de l'âge des auteurs sus-cité! J'ai trop de respect pour un Platon ou un Voltaire pour émettre la moindre critique négative sur la portée de leurs travaux ( ce qui serait ridicule d'ailleurs) mais vous l'avez très bien dit vous-même donc je n'y reviens pas.
Quant à ma connaissance du monde universitaire, je vous contredirai simplement en disant que je possède un doctorat de droit public mention histoire des idées politiques de Paris-II, une maîtrise d'Histoire de Bordeaux-III ainsi qu'une maitrise de science politique de l'université de Stanford, ce qui me permet de pouvoir comparer entre trois différents niveaux d'enseignement et donc d'avoir une certaine objectivité malheureusement. De plus, je le connais d'autant mieux que j'ai exercé ( quelle erreur!) le métier de chargé de TD pendant deux ans à Bordeaux-III. Alors que vous parliez de spécialistes, certes, il y avait de très bons spécialistes de l'histoire locale, mais l'érudition et la connaissance du monde exterieur à leur région leur était largement déficitaire ( A mon époque pas si lointaine, leur plus grand professeur, certes honorable, était Mr Lachaise, un politicien raté, gaulliste a la petite semelle, qui avait échoué trois fois à rentrer à Sciences-Po...). Et encore celui-ci savait un minimum de quoi il parlait...
Pour le reste, je ne vous ferai pas changer d'avis mais ce n'est pas mon but, vous imaginez bien. Quant à 1830, il ne s'agit pas réellement d'une révolution et vous le savez et 1848 fut un printemps des peuples bien vité réprimé!
Au final, je ne m'illusionne pas sur un homme providentiel, je crois juste en l'intelligence! Or la France est un pays qui a toujours cherché à ruiner ses élites, des protestants pour finir avec les énarques en passant par la monarchie! Vous voyez, nous ne cherchons pas la même chose, vous exaltez la liberté du peuple, je pense que le vote devrait être régulé par le test de QI, vous pronez l'indépendance du peuple, je promeut l'oligarchie élitiste, seul régime capable de mettre en forme une politique raisonnée non pour le peuple mais pour l'avenir de l'humanité! Alors vous me prenez peut-être pour quelqu'un de naïf ( voire pire mais je n'oserais le penser ;) ) mais les grands penseurs, en premier lieu duquel Platon, Aristote et Machiavel, et les grands hommes tels que Churchill ( puisque vous en parlez), De Gaulle ou Napoléon, expliquent tous la même chose que moi. Vous verrez qu'un Poutine fera bien plus de chose pour la Russie, et je dis bien la Russie pas le peuple russe, que les idées libertaires d'un Marx ou d'un Rousseau mais c'est une simple question de perspective...Je tiens à préciser, à travers mon dogmatisme spontané, que je ne souhaite pas l'écrasement du peuple quand même mais juste l'acceptation que les hommes ne sont pas égaux, en droit comme ailleurs...
Pour finir, je tiens à préciser que les auteurs, comme Todorov ou Ziegler, que vous m'avez cité sont tous intervenants à Sciences-Po voir plus et pourtant vous semblez avoir apprécié leurs ouvrages... Alors que j'exagère parfois oui mais qui des deux est le plus prompt à utiliser le cliché ?
Commentaire n°3 posté par Eric le 07/03/2011 à 21h30

Comme je vous le dit, je ne vois pas en quoi être "scolaire" est une erreur. C'est un mode d'argumentation et de formulation qui vaut ce qu'il vaut mais que je trouve enclin à exprimer ce que je pense, tout comme mes références aussi réchauffées soient-elles. Car l'avantage de faire des études est qu'on se souvient de ce qu'on a lu et ce n'est pas distillé dans la masse de connaissances et d'expériences acquises durant des années. Constant, La Boétie sont biens loins et leur pensée surement flou pour des gens qui n'ont pas été fortement marqués par leur pensée ou qui ne les ont pas relu depuis plusieurs années. Bref chaque âge à ses inconvénients et avantages mais aucun n'est "une erreur".

Si les universitaires sont en général enfermés dans leur monde sans trop s'aventurer hors des sentiers de leur sujets de thèse, leur savoir ne peut être remis en cause même s'ils n'ont pas connaissance des réalités car ce n'est pas ce qu'on leur demande, surtout en Histoire. Le fait qu'un enseignant soit un politicien raté qui a échoué à science po n'est en rien un mal. Vous semblez mettre bien haut la politique et les études politiques, surement car vous en avait fait vous même mais la politique n'est pas une finalité, bien au contraire et les études d'Histoire ont autant de vertus et d'utilités (voire plus de temps en temps).

Peu importe leurs autres connaissances s'ils savent de quoi ils parlent et en général c'est le cas. Leur contribution au monde est en général plus importante que certains politocrates qui ne font pas grand cas de la réalité du peuple tels les oligarques de l'Ancien Régime qui semblent tant vous plaire.

 

Si 1830 a bien été une révolution en ce sens où la monarchie d'Ancien Régime tombe définitivement et où les libéraux entrent au pouvoir et donnent une nouvelle impulsion vers la modernité, 1848 là été d'autant plus car malgré, tout, la République a vaincu l'Empire et dur depuis presque 150 ans. Il ne faut pas analyser les révolutions dans un temps court d'un, deux et même 10 ans mais il faut voir leurs répercutions sur 50 voire 100 ans. Et nos 1789, 1792, 1830 et 1848 ont joué un rôle majeur pour nos pays.

On a vu ce qu'a donné l'oligarchie, le vote censitaire et la monarchie en France. Des siècles et des siècles d'avance lente, d'instabilité, de révoltes, de guerres. Comparez les siècles de monarchie française au travail mené et effectué par la IIIe République. Moins de temps et bien plus d'actions et d'avancées tant économiques que politiques et sociales. Le Bilan est écrasant, le peuple l'emporte sur le reste.

Penser que le QI est une preuve d'intelligence et qu'il resoudra les problèmes est une idée que je ne saurai qualifié sans vous portez préjudice mais la réalité de la politique française, dirigée et administrée par des gens en général au QI élevé (au premier chef desquels les énarques) prouvent bien que votre raisonnement ne tient pas debout.

Je finirai sur un petit rappel de la pensée machiavélienne qui ne fait que donner crédit à ce que j'ai dit précédemment sur les références d'auteurs et la jeunesse. Vous utilisez Machiavel comme un penseur de l'oligarchie et du pouvoir fort mais je me dois de vous rappeller ou peut-être vous apprendre qui sait ? que Machiavel est justement le penseur de la République. En effet si vous relisez ses Discours sur la première décade de Tite-Live vous pourrez y lire que Machiavel affirme la "supériorité du gouvernement du peuple sur celui d'un prince" (I, 58).

Pour Machiavel le prince est certes meilleur fondateur de l'État mais le peuple est bien meilleur pour le conserver. D'où pour lui, la supériorité de la République sur la Monarchie.

Tout peuple est capable de savoir où est son intérêt et est capable d'utiliser sa raison, croire l'inverse est un tord et dénote bien d'une vision élitiste. Si je suis pour un pouvoir éxecutif fort je suis pour que les élus rendent des comptes aux citoyens, seuls maitres du pouvoir et de leur destinée car personnes, que ce soit par sa naissance, son intelligence ou une quelconque forme de révélation divine ne peut s'arroger le droit de dire ce qui est bon pour des millions de personnes. Nous sommes tous égaux car nous sommes tous de la même espèce et nous devrions tous être égaux en droit (pas seulement théoriquement j'entends). Une vie n'est pas meilleure qu'une autre, une vie en vaut une autre, la Nature ne fait pas de différence entre un énarque et un ouvrier, le droit ne devrait pas non plus.

Réponse de Pierre Ankh le 07/03/2011 à 23h29
Vos affirmations sont valables mais, et cela se ressent, un peu naïves. Votre explication sur la liberté individuelle, le passage de la guerre au commerce, ainsi que l'allusion au Contrat Social de Rousseau font un peu réchauffé et scolaire au regard du monde actuel ( d'ailleurs Rousseau n'explique pas ce qu'il se passe lorsqu'on ne respecte pas ce contrat apart un "on le forcera d'être libre" plutot ambigu vous ne trouvez pas ?)
Ensuite, respect et humilité des peuples je veux bien mais devons nous accepter toute décision au mépris du bon sens ? Je n'aime pas l'idée d'ingérence, active ou passive, mais je n'aime pas l'idée d'inaction non plus ( Quid du Pays Basque selon vous ?)
Sur les "Révolutions" arabes, expliquez moi en quoi le peuple reprend sa souveraineté ? De plus, je n'ai jamais dit que le peuple n'était pas l'acteur principal ni que ces révoltes n'étaient pas populaires mais, ayant étudié l'histoire, vous devez savoir qu'une Révolution ne part jamais du peuple non ?
En parlant de ça, je trouve votre vision, et je le répète, très scolaire. Vous êtes surement étudiant en Histoire, et vu vos références vous avez surement du faire une prépa, mais le problème est que cela se ressent. Je connais assez bien le milieu universitaire pour reconnaître un profil-type à peu de choses près mais hélas pour vous je dois vous dire que si vous n'êtes pas étudiant à Paris 1 ou 2 ou éventuellement Toulouse 1, Bordeaux 4 et Aix 3, vous ne travaillez avec aucun spécialiste de l'Histoire ou d'autres choses...
Pour la monarchie, vous avez raison, c'est le XIX qui a façonné la France moderne, plus précisément Napoléon III mais que je sache ce n'est pas la République! Pour le reste, il est vrai que la République a concouru a faire de la France ce qu'elle est aujhui politiquement et juridiquement ( mais comme les monarchies alentours non ?), vous savez cette France qui n'en finit pas de s'effondrer ( si vous êtes étudiant, ne me dites pas qu'il n'y a pas quelques tracts NPA qui fleurissent le long des amphis...).
Pour finir vous m'avez mal compris, je ne cherche pas de monarque absolu ou même décideur. Je recherche un symbole, un représentant de la France dans son entier qui pourrait la réconcilier avec son passé et effacer la tâche qu'est 1789, celle qui fait qu'on a l'impression que l'Histoire commence à cette date là justement ( comment voulez vous que les français soit fier de leur pays si personne ne connait Philippe le Bel ou encore Louis XIV...?)
Le Royaume-Uni, l'Espagne ou d'autres sont tout autant les garants de la liberté individuelle que la France non ? Et vous l'avez dit la France est une monarchie républicaine alors pourquoi ne pas être honnête avec soi même en ayant une vraie monarchie ( N'est ce pas Juan Carlos qui empêcha l'Espagne de retomber dans la dictature en 1981, n'est ce pas George VI qui a harangué la population britannique tous les jours en 1940 ? Les exemples sont pléthores). De plus, je ne dis pas que c'est une panacée mais juste une amélioration ( Quand à la Belgique, je ne soutiens ni ce Roi qui justement en ne tenant pas son rôle amène à cette situation, ni l'existence même du pays qui n'est qu'une invention britannique pour empêcher définitivement la France d'accéder à Anvers! Son implosion me semble donc enfin rétablir la vérité et j'espère sincèrement qu'elle amènera à la disparition de cet état fantoche!)
Si vous voulez acquérir plus de liberté de ton, je vous conseille fortement le concours Sciences-Po ou l'expatriation, le reste ne vous amènera qu'amertume je le crains!
Commentaire n°4 posté par Eric le 07/03/2011 à 13h26

Cela devient intéressant. Je suis d'abord un peu attristé par certains de vos propos. Alors ma rhétorique peut sembler très scolaire comme vous dites mais cela je n'en ai cure car je ne vois pas en quoi cela est dépréciateur "voire" injurieux". Citer des figures d'autorités qui ont plus de 50 ans ne sent pas le réchauffer dans le sens où plus personne ne revient dessus et pourtant, les analyses d'un Tocqueville, Constant ou même La Boétie sont tout à fait pertinente voire bien plus pertinente que beaucoup d'intellectuels de nos jours. Si arrêter de paraitre scolaire revient à arrêter de citer des auteurs forts pertinents pour la simple cause qu'ils sentent le réchauffer alors je resterai scolaire. Désolé.

Je ne dis pas qu'ils ont tous raisons et que chaque ligne de leurs ouvrages sont des vérités péremptoires mais ils ont apporté des sytèmes de réflexion et de pensée pour comprendre la société, nos sociétés. Ainsi les Lumières ont permis d'avoir un socle idéologique propre à définir la notion de peuple et de légitimer sa souveraineté, d'en faire la base de tout système politique (et non un dieu quelconque qui choisirai un messie pour guider tout un peuple).

Etant aujourd'hui dans un monde "interconnecté", il est certain que les décisions d'un peuple vont avoir des conséquences sur leur place internationale et sur les relations que l'Etat aura avec les autres Etats. C'est par la diplomatie que nous pourrons agir sans jamais oublier les populations (comme par exemple l'aide envoyé par la France aux insurgés lybiens). Si l'on doit se protéger des dangers du terrorisme cela ne peut être un prétexte à l'ingérence et au non-respect des peuples (comme en Irak et Afghanistan).

Je ne m'arrêterai pas sur votre critique du monde universitaire car, si je suis d'accord pour dire que le système universitaire n'est pas le meilleur qui soi, toutes les universités ont des spécialistes et souvent bien plus pointus et meilleurs dans des universités moins reconnus que Paris 1 ou 2. J'ai eu la chance d'avoir des professeurs spécialistes d'Histoire et ce dans toutes les époques et votre vision, très emplis de clichés et (sans vouloir vous plagier) de réchauffés me fait dire que vous ne devez pas connaitre le monde universitaire aussi bien que vous le dites mais passons.

En ce qui concerne les Révolutions, le simple exemple des révolutions de 1830 et 1848 en France casse votre argument. Après quand on parle du peuple ce n'est pas tout un pays qui s'embrase mais la révolution peut être porté et initié par la population (parisienne dans le cas de la France même si 1848 a aussi eu lieu à Lyon par exemple).

Dans le cas des pays arabes, n'est-ce pas l'immolation d'un tunisien qui a été l'élément déclencheur (mais pas la seule cause bien entendu) ?

 

Malheureusement j'ai l'impression que votre passion pour la figure de l'homme providentiel ou celle du monarque, symbole unificateur d'un peuple vous brouille de la réalité. Car si Napoléon III a été marquant pour la France dans le cadre de la révolution industrielle, son bilan n'a pas été tout blanc. Je ne vous rappellerai pas que c'est la IIIe République qui a mis en place les lois scolaires (qui avaient été refusées par Napoléon III alors que Duruy avait proposé quelque chose de semblable).

Si je ne suis pas contre un symbole, un représentant mais (et c'était le problème qui a fait s'effondrer le clan monarchiste dans les années 1880-1890) qui mettre ? Il serait bien naif de penser qu'aujourd'hui, un monarque, même simple représentant, ferai l'unanimité et ressererai les liens entre citoyens. Qui placer à ce poste ? Un descendant de la famille royale qui ne représente plus rien pour personne ? Quelqu'un d'élu (on en reviendrait au même soucis).

Alors vous pouvez parler de naiveté dans mon discours mais j'en décèle autant sinon plus dans le votre concernant la monarchie, dernier rempart contre l'effondrement de la France (vision que je ne partage absolument pas soit dit en passant). De qui se souvient-on le plus ? George VI ou Churchill ?

Vos exemples de fierté nationale que sont Philippe le Bel ou Louis XIV ne sont sans aucun doute pas les meilleurs et aucun des deux ne m'apportent vraiment de fierté. Aucun n'ont donné de leur personne pour le peuple ou la France. Si vous voulez vraiment des modèles cherchez les en Philippe-Auguste et Napoléon mais pour moi même eux ne valent pas un Gambetta, un Clémenceau ou un De Gaulle. Chacun ses références.

Pour finir je vous remercie de vos conseils d'avenir mais ce n'est certainement pas en Science Po que je trouverai une liberté de ton, au contraire. Autant lire de bons livres que d'assister à des cours où les profs s'écoutent parler en distillant gentillement clichés et analyses de surface tout en enfonçant allégrement des portes ouvertes mais vous avez raison, l'université c'est pareil. Rien ne vaut un bon livre et l'exploration de la France, république que jamais je ne souhaite disparaitre au profit de quelque nostalgie de temps révolus.

Réponse de Pierre Ankh le 07/03/2011 à 17h46
Mon cher Pierre Ankh, je ne peux qu'admirer votre determination à aider les innocents parmi le peuple palestinien qui, et je suis d'accord avec vous, ne mérite en rien de subir les atrocités de la guerre, tout comme le peuple israélien d'ailleurs. Cependant, la guerre fait partie intégrante de l'humanité et rien ne pourra y changer. Dès lors, c'est en acceptant cette fatalité qu'il faut commencer à réagir au problème et non en arguant d'un "respect des décision des peuples" synonyme de renoncement plus qu'autre chose.

Cela dit, j'aimerais revenir sur ce que vous disiez concernant le monde arabe. Vous semblez valoriser les prises de pouvoir populaires mais premièrement en quoi est-ce une révolution ? ( sachant que le même décideur, à savoir l'armée, dirige l'avenir de ces états) et deuxièmement avez vous cherché à qui profite le crime comme dirait l'autre, sachant que ces révoltes n'ont rien de 'populaire' ? On pourrait vite revenir au sujet sur Israël ... Maintenant, que la guerre en Irak soit un échec humanitaire et politique c'est certain mais je doute que ce soit par le rôle que le peuple au sens de plethos grec qui en soit responsable.

Pour le reste je ne m'engagerai pas dans un débat que je sais stérile d'avance, vos convictions politiques étant, je le pense, très éloignées des miennes.

Néanmoins, j'aimerai juste rebondir sur votre exemple français en rappelant juste que la monarchie n'a pas été une sanglante dictature tel que vous ( et les manuels scolaires) la dépeigniez mais juste le régime politique qui a crée et gouverné la France pendant plus d'un millénaire, lui donnant toutes ses caractéristiques et tout ce pourquoi la France est connue dans le monde, hormis je vous le concède la Déclaration des Droits de l'Homme, si rarement appliqué par les révolutionnaires... De plus, on peut se demander ce que la République a créée ? Vaste question, si tenté qu'un plethos puisse créer quelque chose ( une minute de silence pour les Romanov) ... Là encore, reflechissez à une monarchie constitutionnelle sur le mode espagnol, cela sera certainement plus bénéfique qu'une République qui ne representera toujours que la moitié d'un pays mais je ne rentrerai pas dans les détails de la sociologie politique.
Commentaire n°5 posté par Eric le 05/03/2011 à 22h32

Au sujet de la guerre, cette fatalité comme vous dites, je vous conseille de relire De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes de Benjamin Constant. Il y explique ce que notre liberté est la liberté individuelle et non plus purement politique comme dans la Grèce Ancienne ou l'Empire Romain. Mais cette liberté individuelle est lié au passage de la guerre au commerce, donnant davantage de satisfaction pour de moindres couts.

Les guerres entre Etats dans le monde (je parle de guerres officielles avec combats) se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main. Car hormis les Etats-Unis et peut-être le Proche-Orient, les autres états sont en paix et les peuples maîtres de leur destin.

Le respect des décisions des peuples n'est pas un renoncement, c'est une marque de respect et d'humilité face à la souveraineté d'un peuple qui s'est constitué comme tel. Je ne vous ferai pas l'affront de vous parler du contrat social de Rousseau mais c'est la volonté commune d'un groupe de personne qui fait l'Etat et l'union du peuple. Intervenir là dedans serai comme entrer en trombe dans l'Hémicycle en disant aux députés ce qu'ils ont à faire.

 

Ce que je trouve magnifique c'est que les révolutions arabes ont ça de révolution qu'elles bouleversent l'ordre établi, car vous ne pouvez pas, quelques semaines après l'effondrement des régimes, affrimer que c'est l'armée qui restera au pouvoir. Nul ne peut savoir ce qu'il va se passer comme nul ne pouvait prévoir l'ampleur du phénomène. A vrai dire, peu importe à qui profite le crime car ces mouvements sont la preuve que rien est éternel et que si le peuple le veut, n'importe quel régime peut être renversé ou du moins déstabilisé. Le peuple reprend sa souveraineté et c'est déjà une belle et bonne chose. D'ailleurs, sur quels arguments vous appuyez vous pour dire qu'elles ne sont pas populaires ? Je suis curieux.

 

Pour ce qui est de la monarchie française, je n'ai jamais dit qu'elle était une sanguinaire dictature et les manuels d'histoire non plus. Ayant étudié l'histoire avec quelques spécialistes de l'Ancien Régime je sais de quoi je parle. Ce n'est pas le volet sanglant mais plutôt le volet dictatorial, emprisonnant le peuple dans un système où il ne valait rien alors qu'il était et est à la base de tout. Ensuite, vous exagérez son rôle car si la monarchie depuis Philippe Auguste jusqu'à Louis XVI ont permis l'émergence de l'Etat Moderne (comme dans tous les autres pays européens), c'est surtout et largement le 19e siècle qui a donné à la France ce qu'elle est aujourd'hui.

 

Ce qui me fait rire ce sont bien les monarchies constitutionnelles. Regardez le Royaume-Uni, regardez la Belgique, regardez l'Espagne. Vous pensez que le monarque sert vraiment à quelque chose et qu'il apporte une plus-value au système parlementaire ? De plus, je vous signale que la 5e république à souvent été dépeinte comme une monarchie constitutionelle. Je suis un fervent admirateur des deux Empires français et des deux Napoléons mais je tiens à cette République qui a permis l'Etat de droit, une réelle égalité légale, espace de libertés individuelles. La République est garante de notre souveraineté et de nos droits. Une monarchie consti n'offirai rien de plus hormis un pantin qui aurait moins d'utilité que notre président. Mais je vous l'accord, Elizabeth II est la reine de tous les britanniques et peut faire consensus mais notre histoire n'est pas la même et revenir à une monarchie en France semble une tâche périeuse dont les résultats n'ont pas du tout de certitude.

(En passant, la monarchie belge n'a pas évité la division du peuple et la crise politique la plus longue de l'histoire mondiale mais passons...)

Réponse de Pierre Ankh le 06/03/2011 à 15h27
Aïe! encore un bien-pensant... L'esprit de Munich souffle sur cette conversation mon cher Ankh, votre exposé tout en " mieux vaut la défaite que la guerre" n'a d'égal que vos faiblesses idéologiques je le crains...Vous avez en effet l'air d'avoir bien potassé mon ami Todorov mais le lire ne semble pas vous l'avoir fait comprendre! Bon j'arrête de donner des leçons ( hélas vraies!) pour m'attarder sur vos accusations: Tout d'abord je tiens à vous préciser au passage que Gaza je connais justement ( contrairement à Jean Ziegler, aussi précis soit il ;) ) et qu'il est fort interessant de votre part de parler de non-ingérence mais si je vous suis je dois donc comprendre que finalement une barbarie est légitime tant qu'elle est consentie ? Soutiendriez vous donc les talibans ??... De plus, avez vous essayé de comprendre les implications géopolitiques avant de vous ranger dans un courant pseudo politico-militant qui fleure bon le langage des associations anti-racistes des années 80 ( oui oui celles qui nous ont mené au débat sur l'identité nationale!) ? Ah et en parlant de manichéisme avez vous chercher à comprendre Israël ? Je ne vous fera pas l'affront d'une petite bibliographie mais penchez vous sur Platon ou sur de vrais spécialistes du sujet... Avec néanmoins tout mon respect.
Commentaire n°6 posté par Eric le 05/03/2011 à 19h30

Je crois que vous avez mal lu ou mal interprété mon propos (ou alors je comprend mal le votre) mais en quoi laisser les peuples maîtres de leurs destins est-il choisir la défaite plutôt que la guerre ? Les révoltes du monde arabe sont la preuve même que des dictateurs que beaucoup pensaient stables comme Moubarak, ont fini par tomber devant la volonté de leur peuple et ce, sans aucune intervention du monde occidental.

Comparez cette situation avec l'échec des guerres d'Irak et d'Afghanistan et je pense que le résultat est patent : le peuple gagne sur l'Otan.  Je ne soutiens donc pas les talibans ou la dictature mais nous autres, donneurs de leçons, "Pères des Droits de l'Homme", possesseur de la vérité, créateur de la Démocratie pure et parfaite, ou quelque soit ce qu'on prétend être (car oui ce n'est que de la prétention), n'avons pas à nous mêler des problèmes internes des Etats. Car qui sommes-nous pour juger de ce qui est bon ou non?

Nous sommes l'exemple même d'un peuple qui s'est libérer de lui-même après des siècles d'oppression monarchique et on s'en ai plutôt bien tiré nan ? Alors pourquoi ne pas faire pareil avec les autres pays ?

La seule chose que l'on peut faire c'est aider les peuples rebelles sur le plan humanitaire voire militaire (armes par exemple) mais sans jamais intervenir. Nous n'aurions jamais dû bouter les talibans hors d'Afghanistan car quel est le résultat ? Leur retour en force et même pire, un soutien grandissant des populations ! Belle victoire...

 

Pour revenir au problème du Proche-Orient, il n'y a pas besoin de se faire passer pour un expert du monde arabe ou hébreu pour connaître les atrocités que commet Israël sur le sol Palestinien ! Si la loi du Talion parle d'oeil pour oeil, dent pour dent, pour le gouvernement israëlien c'est : une roquette égal un raid aérien et un blocus... la lutte contre le terrorisme est prétexte à rayer les Droits de l'Homme et autres conventions pour opprimer et dévaster un peuple dont seule une petite minorité est tombée dans le terrorisme.

La réalité est qu'il est tout à fait possible d'avoir une cohabitation de deux États souverains si chacun est prêt à des concessions, ce qu'Israël ne semble pas vouloir. Et en parlant d'implications géopolitiques, vous auriez dû faire ce reproche aux membres de l'ONU qui ont pris la décision de créer un état juif en plein territoire palestinien sans en mesurer les conséquences ou pire en les ignorant.

On ne parle pas ici de comprendre ou non Israël mais de dénoncer des massacres, blocus et une privation de liberté envers un peuple auquel on a imposé un autre peuple.On parle ici de censure, en plein coeur de la France, contre des dénonciations justifiées envers l'État israëlien. Mais non, il ne faut pas que cela s'ébruite, il fait fermer les yeux et défendre Israël contre les méchants palestiniens qui résistent et refusent (on se demande bien pourquoi franchement ?) de céder leur territoire !

Les Palestiniens ont le droit à un Etat, à la souveraineté et aucune excuse ou aucun argument ne peut empêcher un peuple d'avoir sa liberté, surtout si cela tient de conjectures ou de peurs occidentales que sont les théocraties ou régimes islamiques. Etes-vous voyant ? Non. Personne ne peut dire ce que l'avenir réserve. Laissons donc les palestiniens décider de leur avenir mais ne les laissons pas mourir sous les bombes israëliennes.

Réponse de Pierre Ankh le 05/03/2011 à 20h22
Y'a du lourd sur le court central là.
Jeu, set et match Ankh(or-une-fois-de-plus), non ?
Avec en prime la p'tite biblio en dessert qui passe comme une fleur, si c'est pas du mouchage en règle ça...
Commentaire n°7 posté par La Guille le 04/03/2011 à 20h03
Comme je le remarque encore une fois, mon combat contre le manichéisme n'est pas prêt de s'achever...
Dénoncer le barbarisme de l'état israélien fait donc forcément de son auteur un pro-palestinien ?

Et personnellement je suis bien plus favorable à un Etat palestinien, fut-il théocratique et misérable qu'un peuple oppressé et opprimé par un autre peuple pour de simples et archaïques questions de religion.

Vous nous demandez d'ouvrir les yeux sur la réalité ? Mais vous ouvrez les yeux et aller voir ce qu'il se passe à Gaza ! Si vous préférez cette situation à la liberté d'un peuple et à son pouvoir de gérer son avenir comme il l'entend, vous êtes clairement du côté de la barbarie, cette position qui refuse d'accorder à quelqu'un ou à un peuple d'entrer dans l'humanité.

C'est au peuple et uniquement à lui qui revient de choisir comment il veut vivre. De quel droit, avec quelle autorité jugez-vous que la théocratie est un mauvais régime si le peuple palestinien le choisi ? Nous occidentaux n'avons pas à nous mêler du choix des peuples mais nous devons lutter et intervenir pour empêcher le massacre de milliers de personnes et protéger un peuple qui n'a pas les moyens de se défendre face à l'invasion.

Laissez les palestiniens tenté l'expérience avant de sortir vos théories toutes faites, vos certitudes sans fondements. Ne préjugés pas de l'avenir, c'est dangereux et prétentieux.

(Conseils bibliographiques au cas où :
Jean Ziegler, La Haine de l'Occident, Livre de Poche
Jean Ziegler, L'Empire de la Honte, Livre de Poche
Tzvetan Todorov, La Peur des Barbares, Livre de Poche )
Commentaire n°8 posté par Pierre Ankh le 03/03/2011 à 11h04
Que l'auteur de ce texte soit pro-palestinien n'engage que lui. Cependant, il serait interessant pour une fois d'aller au dela de la simple dénonciation puérile et tendancieuse, voir béni oui oui parfois, de la politique israélienne. Avez vous déjà reflechi sur ce que serait réellement un état palestinien ? L'un d'entre vous serait t'il aussi prompt a défendre son 'peuple' lorsqu'elle sera devenue un état théocratique composée d'une population misérable et qui même indépendante n'aura aucune chance de se développer ? De plus, une fois que la pitié aura laissé place à l'indifférence, quelqu'un se souviendra t'il pourquoi il l'a soutenue ? Je vois beaucoup de belles paroles mais parler de démocratie et de liberté est bien, ouvrir les yeux sur la réalité palestinienne est mieux et je n'y vois pas trace de ces valeurs la...
Commentaire n°9 posté par Eric le 03/03/2011 à 00h18
A ce sujet, renseigne toi sur Alain Soral, un intellectuel polémiste de la fin des années 1990 et du début des années 2000, qui s'est vu évincé de la scène médiatique française précisément à cause sa dénonciation du projet sioniste et du lobby juif, en effet très présent en France. De même, le spectacle de Dieudonné donné à Montréal et disponible sur Youtube, souligne cette posture facile et confortable des juifs sionistes entre autres dans le débat français.
A propos de Céline, je comprends l'opposition des juifs de France. Cependant, l'annulation du débat à l'ENS est un autre problème, et traduit d'une part la persistance d'une pression sioniste au plus haut des institutions, ainsi qu'un refus catégorique de toute avancée intellectuelle au sujet de la situation au Moyen-Orient. Si le révisionnisme est un grand danger pour l'histoire, l'immobilisme en est un autre. Si l'on pouvait tenter un parallèle audacieux, notons, cher Ankh, que le traitement de faveur logiquement accordé aux juifs après la seconde guerre mondiale se trouve aujourd'hui rattrapé par l'affirmation des musulmans en France qui se trouvent inégalement considérés par la scène politique et médiatique par rapport aux juifs. En plus d'une trahison du principe de laïcité au profit d'une religion d'Etat (deux poids deux mesures difficilement tenable aujourd'hui) , il y a une continuité entre la position de la diplomatie française vis-à-vis des Palestiniens et la réalité sociale vécue par les populations arabes en France.
Les enjeux du soutien français pour Israel s'ancre dans une optique diplomatique beaucoup plus large, mais la comparaison demeure notable.

Tchao,
Tinmar
Commentaire n°10 posté par martin le 27/01/2011 à 04h41
Je pense qu'on peut difficilement faire plus clair que ton article.
C'est malheureusement la réalité d'aujourd'hui, on laisse dans l'inpunité la plus totale agir Israel. Après la guerre, ils leurs fallaient un territoire, ils étaient en "odeur de sainteté" ( si je puis m'exprimé ainsi ), alors maintenant c'est devenu totalement incontrôlable. Que vont devenir les palestiniens...
Merci pour cet article très bien rédigé.

Bonne Continuation
Commentaire n°11 posté par Kaizer le 26/01/2011 à 14h15

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