Mardi 10 mars 2009
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19:53
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Par Pierre Ankh
Le bio est aujourd'hui très tendance, il s'affiche de plus en plus dans les hypermarchés et non plus exclusivement dans les magasins spécialisés comme il y a cinq ou dix ans. Ce développement du
label Bio (AB en France) ne va pourtant pas de pair avec une démocratisation massive de la consommation "biologique".
En effet, il suffit d'aller dans le premier supermarché venu pour se rendre compte que le produit bio est bien plus cher que tous les autres et encore plus si l'on va dans un magasin spécialisé. Vous pouvez trouver sur internet plusieurs comparatifs intéressants illustrant tout à fait ce propos (ici ou là).
Pour beaucoup de ménages, il est impossible de passer au bio sans faire nombre de sacrifices. Comment alors permettre à tous de consommer mieux tout en respectant l'environnement?
Aujourd'hui l'agriculture intensive, les ogm et les pesticides détruisent les espèces végétales, ruinent les terres et sont un danger réel pour les hommes. Mais réserver les produits de l'agriculture biologique aux revenus plus élevés, ce n'est pas aider l'environnement car ils ne représentent qu'une faible partie de la population.
Plusieurs idées reviennent régulièrement et je pense qu'une baisse significative de la TVA pour les produits certifiés AB avec la mise en place d'un contrôle strict de l'attribution de ce label serait une bonne chose. Certains proposent une TVA à 0% ce qui serait véritablement un plus, voire une révolution car cela obligerait tous les agriculteurs à passer au bio au risque de voir leurs produits délaissés. Ensuite, une remontée progressive de la TVA servirait à éviter au secteur une crise des prix. Pour ma part, je suis assez partisan d'une TVA à 2% pour l'alimentation qui serait alors sur le même plan que les médicaments. L'alimentation est la base de la vie, elle ne doit pas être chère mais mieux répartie et surtout consommée avec raison et modération.
La député UMP Valérie Boyer a récemment proposé, dans un rapport sur l'obésité, d'augmenter à 19,6% la TVA sur les produits de "grignotage et de snacking". Si l'éducation du plus grand nombre sur les notions d'équilibre alimentaire et d'alimentation diversifiée est indispensable et sûrement la meilleure voix vers de nouvelles façons de consommer, la hausse des prix des produits alimentaires secondaires et surtout ceux de "grignotage et snacking" (même si ces adjectifs restent flous) pourrait être une bonne solution si l'on s'en tient à une augmentation à 9 ou 10%. Le but n'étant pas de priver les familles ou les enfants de ces produits mais de les rendre secondaires et occasionnels au profit d'une alimentation saine.
En effet, il suffit d'aller dans le premier supermarché venu pour se rendre compte que le produit bio est bien plus cher que tous les autres et encore plus si l'on va dans un magasin spécialisé. Vous pouvez trouver sur internet plusieurs comparatifs intéressants illustrant tout à fait ce propos (ici ou là).
Pour beaucoup de ménages, il est impossible de passer au bio sans faire nombre de sacrifices. Comment alors permettre à tous de consommer mieux tout en respectant l'environnement?
Aujourd'hui l'agriculture intensive, les ogm et les pesticides détruisent les espèces végétales, ruinent les terres et sont un danger réel pour les hommes. Mais réserver les produits de l'agriculture biologique aux revenus plus élevés, ce n'est pas aider l'environnement car ils ne représentent qu'une faible partie de la population.
Plusieurs idées reviennent régulièrement et je pense qu'une baisse significative de la TVA pour les produits certifiés AB avec la mise en place d'un contrôle strict de l'attribution de ce label serait une bonne chose. Certains proposent une TVA à 0% ce qui serait véritablement un plus, voire une révolution car cela obligerait tous les agriculteurs à passer au bio au risque de voir leurs produits délaissés. Ensuite, une remontée progressive de la TVA servirait à éviter au secteur une crise des prix. Pour ma part, je suis assez partisan d'une TVA à 2% pour l'alimentation qui serait alors sur le même plan que les médicaments. L'alimentation est la base de la vie, elle ne doit pas être chère mais mieux répartie et surtout consommée avec raison et modération.
La député UMP Valérie Boyer a récemment proposé, dans un rapport sur l'obésité, d'augmenter à 19,6% la TVA sur les produits de "grignotage et de snacking". Si l'éducation du plus grand nombre sur les notions d'équilibre alimentaire et d'alimentation diversifiée est indispensable et sûrement la meilleure voix vers de nouvelles façons de consommer, la hausse des prix des produits alimentaires secondaires et surtout ceux de "grignotage et snacking" (même si ces adjectifs restent flous) pourrait être une bonne solution si l'on s'en tient à une augmentation à 9 ou 10%. Le but n'étant pas de priver les familles ou les enfants de ces produits mais de les rendre secondaires et occasionnels au profit d'une alimentation saine.

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